Et si être une femme solaire ne voulait pas dire prendre la lumière de l’autre… mais oser laisser briller la sienne ?
Sur les réseaux, l’expression « femme solaire » est partout. Selon les jours, elle inspire ou elle met la pression. Alors parlons de ce qu’elle peut vouloir dire, et de ce qu’elle réveille en nous.
Ce que je vois, de plus en plus
Je vois des personnes qui osent être visibles, prendre leur place, exprimer leurs envies, assumer leur puissance, leur joie, leur désir, leur ambition. C’est beau à voir. Et pourtant, ce n’est pas si simple.
Quand briller fait peur
Beaucoup ont reçu, de façon explicite ou non, le message : « Tu peux être toi… mais pas trop. » Alors on s’adapte. On minimise ses réussites, on retient ses élans, on évite de trop se montrer, on prend moins de place pour ne pas déranger. Derrière, il y a souvent une question : « Si je brille trop, serai-je encore aimée ? »
Le corps en garde la trace : respiration retenue, épaules qui se ferment, voix qui s’éteint. J’en parle dans « Ce que votre corps stocke quand vous « faites avec », et dans « Poser ses limites » pour la suite.
Il ne s’agit pas de savoir qui va briller le plus
Une femme qui prend sa place n’a pas besoin d’écraser un homme. Un homme pleinement dans sa puissance n’a pas besoin d’éteindre une femme pour exister. Cela vaut aussi dans un couple, dans une équipe, dans une famille, dans une amitié. Deux lumières peuvent coexister.
La vraie puissance : rayonner sans se durcir
Oser rayonner tout en restant vulnérable. Ne plus avoir besoin de se durcir, ni de lutter. C’est pouvoir dire, simplement :
« Voilà qui je suis. Voilà ce que je ressens. Voilà ce que je veux. Et je n’ai pas besoin que tu sois moins pour que je sois pleinement moi. »
Solaire et lunaire
Solaire : oser, créer, agir, se montrer.
Lunaire : ressentir, accueillir, écouter, laisser mûrir.
Il ne s’agit pas de mettre les femmes d’un côté et les hommes de l’autre, mais de réconcilier ces parts en soi. Quand on n’habite qu’une des deux, on a tendance à s’épuiser ou à s’effacer.
Ce que j’ai compris sur mon propre chemin

Apprendre à rayonner n’a pas été devenir plus forte. Ça a d’abord été aller à la rencontre de mes zones d’ombre : les accueillir, les comprendre, les traverser.
C’est un chemin que je continue d’apprendre. S’autoriser à être pleinement soi n’est pas toujours confortable. Ça demande parfois de supporter le regard de l’autre, de ne pas chercher son approbation, et d’accepter que notre lumière puisse réveiller les insécurités de l’autre.
La preuve en est, c’est encore un travail en cours, écrire ce texte en me montrant m’a demandé un peu de courage ^^
Un exercice de cinq minutes
Debout, les pieds bien posés, une main sur le ventre haut. Respirez lentement. Posez-vous cette question, sans chercher la bonne réponse : « Qu’est-ce qui, en moi, a encore peur de sa propre lumière ? » Observez ce qui se passe dans le corps : une tension, une chaleur, un souffle qui se coupe, une image. Notez-le si vous le souhaitez. Souvent, le corps le sait déjà.
Pourquoi j’accompagne ce chemin
J’aime accompagner celles et ceux qui viennent à moi, femmes et hommes, sur ce chemin. Pas pour devenir quelqu’un d’autre, mais pour revenir à soi : rencontrer ce qui a été blessé, retenu, oublié, et retrouver, derrière les protections, la lumière qui était déjà là.
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Je reçois à Montpellier (avenue de Maurin) des personnes venant de tout l’Hérault — Lattes, Castelnau, Pérols — et bien au-delà en visio.
