Je suis thérapeute, et c’est justement pour ça que j’ai envie de vous parler des dérives. Une thérapie peut faire beaucoup de bien. Elle peut aussi faire du mal quand le cadre n’est pas tenu, même si c’est rare. Ce texte n’a pas pour but de vous faire peur ni de jeter la suspicion sur toutes les approches. Il est là pour vous donner des repères.
1. Une promesse de guérison rapide ou garantie
« En trois séances, c’est réglé. » Aucun thérapeute honnête ne peut vous garantir un résultat. Chaque parcours est singulier, et ce qui se transforme, se transforme à votre rythme.
2. Un cadre flou ou changeant
Durée, tarif, fréquence, annulation, confidentialité : tout cela doit être dit clairement dès le départ, et ne pas changer au fil des séances sans que vous en soyez d’accord.
3. Une dépendance qui s’installe
Vous avez l’impression de ne pas pouvoir avancer sans votre thérapeute ? On vous culpabilise quand vous voulez faire une pause ? Les séances se rapprochent sans que vous l’ayez demandé ? Une thérapie saine vise votre autonomie, pas l’inverse.
4. Un isolement de vos proches ou des autres soins
Dénigrer votre médecin, votre psychologue ou votre entourage est un signe d’alerte. Une personne qui vous accompagne sérieusement travaille en complémentarité. Elle vous encourage à consulter un médecin si nécessaire, et ne vous pousse jamais à arrêter un traitement médical.
5. Des interprétations assénées comme des vérités
« Votre maladie vient de là. » « Si vous n’allez pas mieux, c’est que vous résistez. » Une lecture ou une hypothèse peut vous aider, à condition d’être proposée, pas imposée. Votre ressenti doit toujours avoir sa place.
6. Une confusion des rôles
Une relation qui devient amicale, des confidences excessives du thérapeute sur sa propre vie, des services demandés, la vente de produits ou de stages coûteux présentés comme indispensables : le cadre thérapeutique se brouille.
7. Un toucher ou une intimité sans consentement clair
Un geste qui vous met mal à l’aise, une remarque sur votre corps, une proximité que vous n’avez pas choisie : ce n’est pas de la thérapie. Je consacre un article entier à ce sujet, à lire ensuite : Le toucher en thérapie.
Et si je reconnais un de ces signes ?
Vous avez le droit de poser des questions, de demander une pause, d’arrêter, de changer de thérapeute ou de demander un avis extérieur. Parlez-en à une personne de confiance. Si vous traversez une souffrance importante, votre médecin traitant peut aussi être un appui. Pour vous informer sur les dérives thérapeutiques, la Miviludes (mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires) publie des ressources. Tout geste à caractère sexuel de la part d’un professionnel relève de la loi et peut être signalé. Ce n’est jamais de votre responsabilité.
Mon cadre à moi
J’ai moi-même été confrontée à des thérapeutes et à une formation sans cadre clair, avec des prises de pouvoir et des abus de confiance.
Aujourd’hui, dans mon cabinet, le cadre de sécurité est posé dès le début et clairement: le tarif selon le type de séance, les conditions d’annulations, le rythme, le massage / touché comme outils thérapeutique en somatothérapie, clairement verbalisé et sans touché sexuel.
Mon accompagnement ne remplace ni un suivi médical ni un suivi psychologique ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire.
Pour comprendre ce qu’est un accompagnement qui avance dans le bon sens, vous pouvez lire aussi : Travailler sur soi : comment savoir si on avance vraiment en thérapie ?.
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Je reçois à Montpellier (avenue de Maurin) des personnes venant de tout l’Hérault — Lattes, Castelnau, Pérols — et bien au-delà en visio.
